L'ours en peluche est le doudou que tout le monde a en tête. Il tient cette place depuis plus d'un siècle, et il la doit autant aux adultes qu'aux enfants : c'est l'objet qu'on offre, qu'on photographie, qu'on garde ensuite dans un carton pendant trente ans.
Une forme qui plaît aux grands, moins aux tout-petits
Il faut le dire franchement : un ours classique est rond, compact, sans rien qui dépasse. C'est exactement ce qu'un nouveau-né n'arrive pas à saisir. Ses mains attrapent ce qui est fin et long — une oreille de lapin, une patte plate, un coin de tissu.
L'ours prend tout son sens un peu plus tard, quand l'enfant serre à pleins bras plutôt qu'il n'agrippe. Pour les premiers mois, un ours au format plat résout la question sans changer d'animal.
Ce qui distingue un bon nounours
Le rembourrage, avant tout. Un ours est massif : s'il est mal garni, il se tasse en paquets dès les premiers lavages et ne reprend jamais sa forme. C'est ce qui sépare celui qu'on garde de celui qu'on jette au bout d'un an.
Ensuite le museau et les yeux. Sur un ours, le museau est souvent brodé en relief et les yeux rapportés — c'est justement ce qu'il faut éviter avant trois ans. Cherchez des yeux entièrement brodés.
Ours, ourson, nounours : la même famille
Les trois mots désignent le même animal, mais pas le même objet. « Nounours » relève du langage familial et s'applique à n'importe quelle taille. « Ourson » désigne en général un petit format, plus adapté aux sorties. « Ours » couvre tout, y compris les très grands modèles qui restent sur le lit.
Voyez aussi le doudou ourson, plus petit, et le doudou lapin, plus facile à saisir pour un bébé.