Passé trois ans, le rapport au doudou se transforme. Il n'accompagne plus chaque moment de la journée : il attend dans la chambre et reprend son rôle au coucher, en cas de chagrin, ou les soirs où l'on a besoin de lui.
Le doudou qu'il choisit
C'est le grand changement. Le premier doudou a été choisi par vous. Le deuxième est réclamé par l'enfant, et souvent pour des raisons qui ne sont pas les vôtres : un animal qu'il aime, un personnage, une couleur.
C'est le moment de la licorne, du dinosaure, du dragon — des doudous qui ne conviennent pas à un nourrisson mais qui font parfaitement l'affaire à cet âge.
Les contraintes s'allègent, un peu
Après trois ans, les règles sur les petites pièces se desserrent. Mais un doudou reste un objet qu'on serre, qu'on mordille distraitement et qu'on emmène partout. Les yeux brodés et les coutures solides restent de bons critères, même sans obligation.
Et la fin
Il n'y a pas d'âge pour arrêter, et rien ne sert de forcer. La plupart des enfants espacent d'eux-mêmes, gardent leur doudou pour la nuit, puis l'oublient un week-end sans s'en apercevoir. Beaucoup le conservent ensuite dans un tiroir pendant des décennies — ce qui en dit long sur ce que représente cet objet.